Proie ou prédateur digital?

Proie ou prédateur digital?

Internet des objets, robotisation, réalité virtuelle ou augmentée… Pour résister aux vagues technologiques disruptives, les cabinet d’études préconise aux entreprises de la méthode, des investissements et du courage. Il en faudra aussi pour affronter les destructions d’emplois annoncées.

Pour bien se convaincre de l’importance d’aborder le futur avec de la méthode, les consultants rappelle d’abord que, ces dernières années, la vitesse d’adoption des innovations ne cesse de grandir. « Il faut toujours moins de temps pour que l’une d’entre elles franchisse la barre des cent millions d’utilisateurs. Songez, par exemple, aux succès de plus en plus rapides de l’iPod, de l’iPhone, de l’iPad puis celui, annoncé, demain de l’Apple Watch ». Et de préciser dans un sourire : « ce qui ne nous dispense pas non plus de phénomènes d’hyper-abandon ».

Il faut donc mettre en place des processus et des méthodes dans les entreprises pour identifier et tirer parti de ces ruptures. « Les proies seront les entreprises qui pensent encore essentiellement à réduire leurs
coûts, ne digitalisent pas assez rapidement l’expérience client, ne voient pas les révolutions technologiques parce qu’elles n’ont pas de processus d’analyse continue ». Et les consultants de citer à titre d’exemple le néerlandais TomTom, hier star des GPS, aujourd’hui disparu ou presque des radars faute d’avoir senti la vague des offres sur mobiles. Ou encore l’industrie musicale qui pesait 38 milliards de dollars en 1999, et plus que 15 en 2015, pour avoir mal pris en compte des phénomènes comme le streaming…

A l’inverse, les prédateurs seraient dans la maîtrise de leurs dépenses, mais en gardant la capacité d’investir rapidement sur les innovations de rupture, en se focalisant sur la digitalisation de processus d’analyse continue ».

Il donne les exemples de ces entreprises qui améliorent le parcours client : Royal Carribean qui leur per- met de régler toutes leurs dépenses et de gérer tous leurs accès grâce à leurs mobiles, ou l’entreprise Oshbot qui teste des robots accompagnateurs dans les supermarchés pour seconder les clients pendant leurs emplettes. Il cite également la réalité virtuelle, avec ces essais de 4×4 en situation « réelle » de tout terrain chez Chevrolet, de nouvelles expériences sociales avec des avatars nous représentant en réunion, des prises de sang à distance à l’hôpital…

Quant à l’Internet des objets, 62 % des personnes interrogées par le cabinet en parlent comme d’une priorité en 2016 (52 % en 2015). Ont voit aussi les tests de chaussures capables de guider des aveugles dans la rue, des applications aidant à l’accueil puis au guidage de clients jusqu’à leur table dans les restaurants, des robots prenant la place d’oncologues pour détecter les tumeurs mieux que les médecins, ou des applications écrivant automatiquement les articles business à partir d’éléments financiers fournis par les entreprises cotées (Wordsmith). Un tableau enthousiasmant… Quoique…

Reste tout de même ce point noir que serait l’augmentation du chômage, liée à ce déferlement de nouvelles technologies. Forrester y est même allé de son étude, à l’automne dernier : « The Future Of Jobs, 2025 : Working Side By Side With Robots ». Il en ressort qu’il n’y aurait, selon le consultant et d’ici 2025, « que » 7 % d’emplois détruits (16 % disparaissant, 9 % se créant). À l’échelle de la France, cela représente tout de même près de deux millions de chômeurs en plus… De quoi relativiser les débats actuels autour du droit actuel du travail ?

 

 

Maître de la pensée évolutive intelligente

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